Procédés stylistiques

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Procédés stylistiques

Message  David le Lun 24 Nov - 20:14

Voilà j'aimerai savoir si vous aviez un site ou une liste de tous les types de procédés stylistiques qu'il existe ^^ (ça pourrait aider pour la future interro )
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Re: Procédés stylistiques

Message  mellemercier le Mer 26 Nov - 0:46

non, pas de liste mais tu peux te la constituer au fur et à mesure de l'année (tu dois le faire d'ailleurs)

en ce qui concerne les figures de style, comment puis-je attacher un fichier car si je vous mets tout ici, ça va prendre 20 pages?

en ce qui concerne tous les outils, pendant mon arrêt j'essaierai d'en faire une liste non exhaustive sur le forum. (vous avez déjà pas mal de chose dans les photocop)
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Re: Procédés stylistiques

Message  David le Mer 26 Nov - 13:29

Alors je vais faire un tuto dans la rubrique Informations qui explique comme mettre un fichier en téléchargement sur internet ! Donc voilà faudra juste attendre un peu
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Re: Procédés stylistiques

Message  mellemercier le Mer 26 Nov - 18:55

par manque de temps, je fais cela comme une barbare (d'autant que je ne veux pas que quiconque puisse accéder à cela), je copie et colle! à l'ancienne!!! dsl
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Re: Procédés stylistiques

Message  mellemercier le Mer 26 Nov - 18:57

• Figure de style n. f.
Effet de signification produit par une construction particulière de la langue qui s'écarte de l'usage le plus courant ; les figures de style peuvent modifier le sens des mots, modifier l'ordre des mots de la phrase etc. En voici quelques unes :
- Les figures de la substitution (l'expression attendue est remplacée par une autre) : métaphore, euphémisme, synecdoque, métonymie, antiphrase, périphrase...
- Les figures de l'opposition (s'appuient sur un contraste) : antithèse, oxymore, antiphrase...
- Les figures de l'amplification (il y a insistance, exagération) : hyperbole, gradation, anaphore...
- ou au contraire de l'atténuation : euphémisme, litote...
- De la syntaxe (liées à la construction de la phrase) : zeugma, anacoluthe, hypallage, asyndète...
NB : une autre classification distingue les figures de l'analogie (autrement dit les images) : métaphore, comparaison, personnification, allégorie...
• Accumulation n. f.
Assemblage de mots en grand nombre, de façon à mettre une idée en valeur.
Ex : Le 15 décembre 1670, Mme de Sévigné écrivit une lettre qui commençait par : « Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite [...] »
• Acrostiche n. m. Poème dans lequel les initiales de chaque vers, lues verticalement composent un mot clé (le nom de l'auteur par ex.)
Ex: LIT dans «Le dormeur du val» de RIMBAUD
Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
• Allégorie n. f. Il s'agit d'une figure de style qui consiste à représenter de façon imagée, en la matérialisant, une idée abstraite. On fait donc appel au(x) symbole(s). Un ensemble d'indices renvoie à une idée comme la justice, le temps, la mort etc. Elle peut faire appel à la personnification.
Ex: «Le Temps mange la vie» (Baudelaire, Les Fleurs du Mal, «L'Horloge»)
Ici le temps est matérialisé par l'image d'un monstre qui dévore la vie de l'homme.
ex- Une femme aux yeux bandés tenant une balance : allégorie de la Justice.
- La statue de la Liberté : allégorie de la Liberté.
- Marianne : allégorie de la République :
- La colombe et le rameau d'olivier : allégorie de la Paix.
Lorsqu'elle se met à parler, il s'agit d'une prosopopée
• Alliance de mots n. f. Rapprochement de deux termes contradictoires, dont le regroupement donne un sens ; paradoxe. Cette expression est synonyme d'oxymore.
Exemple : Cette obscure clarté (Corneille, Le Cid)
• Anacoluthe n. f. L'anacoluthe est une rupture de construction sur le plan de la syntaxe, c'est-à-dire une transformation, au milieu de la phrase, de la construction grammaticale que le début de la phrase laissait attendre. Il peut s'agir d'une faute involontaire à l'écrit: Ex : Épuisés par cette longue journée, le bateau nous ramène vers le port.
Ici : « Épuisés par cette longue journée » se rapporte à « nous ». Par conséquent, le sujet de la phrase devrait être « nous » (ex : nous rentrons) et non « Le bateau ». Il y a donc une rupture de construction, dans cette phrase.
L'anacoluthe, sous la plume de grands écrivains peut devenir figure de style et renforcer l'énoncé et le mettre en valeur en créant un effet de surprise :
« Exilé sur le sol au milieu des huées /
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher » (Baudelaire, « L'Albatros » dans Les Fleurs du Mal)

• Anagramme n. f. v Mot obtenu par transposition de l'ordre des lettres d'un autre mot :
Ex : «Marie» et «Aimer»
François Rabelais, à un moment où il ne voulait pas être reconnu, avait choisi pour pseudonyme l'anagramme de son vrai nom : Alcofribas Nasier.
Antithèse n. f. Figure de style qui met en parallèle des mots qui désignent des réalités opposées. Elle est souvent renforcée par un parallélisme de construction. L'antithèse ne doit pas être confondue avec l'oxymore.
Le mot également utilisé pour définir, dans un texte argumentatif, la réfutation (utilisée en particulier dans le cas d'un plan dialectique).
• Aphérèse n. f. Changement phonétique qui se traduit par la suppression d'un ou de plusieurs phonèmes au début d'un mot. Ex: Quand on dit : « les Ricains » pour « les Américains » « Toine » pour « Antoine », ou encore « le net » pour « le réseau internet » on fait une aphérèse.
L'aphérèse est assez rare. En général, quand on veut abréger, on utilise plutôt l'apocope.

• Apocope n. f. Suppression d'une ou de plusieurs syllabes à la fin d'un mot:
On fait une apocope si on dit : « vélo » pour « vélocipède », « cinéma » ou « ciné » pour « cinématographe » etc.

• Calembour n. m. Le calembour est un jeu de mots fondé sur des homonymes et utilisant le caractère polysémique de certains mots ou expressions (autrement dit, il repose sur la différence de sens entre des mots ou groupes de mots qui se prononcent de la même manière).
Il s'applique souvent à des expressions figées, bien connues ou à des situations que le contexte permet de décoder. Ex. : - Je cale en bourg.
- Et lycée de Versailles (pour "et vice-versa") etc.

• Chiasme n. m. (NB : on prononce [kiasm]) Dans un chiasme, contrairement au parallélisme de construction les éléments de groupes parallèles sont inversés. Autrement dit, dans cette figure de style, des termes (identiques, qui s'opposent ou qui peuvent être mis en relation) sont disposés en sens inverse dans deux segments de phrase. Le schéma est donc le suivant: A B B A ou A B B' A'
• Comparaison n. f. Figure de style qui consiste à rapprocher un comparé et un comparant, par l'intermédiaire d'un comparatif. S'appuyant sur l'analogie, ce procédé établit un parallèle entre deux réalités.



• Énumération n. f. Accumulation de termes qui décrivent une situation.
« Il faut laisser maisons et vergers, et jardins
Vaisselles et vaisseaux que l'artisan burine »
S'il y a succession de termes dont l'intensité augmente ou diminue, alors on parle de gradation.
Euphémisme n. m. Figure de style qui consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée. Le procédé inverse est l'hyperbole. Ex: « un demandeur d'emploi » est un euphémisme pour désigner un chômeur.
Gradation n. f. Cette figure de style se caractérise par l'emploi de termes de plus en plus forts. L'énoncé comporte des termes de force croissante. La gradation utilise souvent d'autres procédés, comme c'est la cas dans cette phrase, dans laquelle on trouve aussi des hyperboles et des métaphores. Ex: «Va, cours, vole, et nous venge. » (Corneille, Le Cid)
• Hypallage n. f. Figure de style consistant à attribuer à certains mots d'une phrase ce qui se rapporte à d'autres mots:
Ex: « le chevalier leva une main vengeresse » (c'est le chevalier qui se venge, non la main).

• Hyperbole n. f. Figure de style consistant à amplifier une idée pour la mettre en relief. Il s'agit d'une exagération. C'est souvent le contexte qui permet de dire s'il y a hyperbole ou non. Elle peut comporter une indication de nombre comme mille, trente six, cent etc. Ex. : Briller de mille feux, mourir de soif, avoir trois tonnes de boulot, se faire tuer par sa mère en rentrant...

• Image n. f. Représentation d'un être, d'une chose par les arts graphiques ou plastiques. Représentation imprimée d'un objet. Le mot peut aussi désigner un procédé qui a pour but de rendre une idée ou une réalité plus sensible ou plus belle, en donnant à ce dont on parle des formes qui viennent d'autres objets (par analogie). La métaphore, la comparaison, la personnification et l'allégorie, par ex, sont des images.

• Inversion n. f. Dans une phrase, construction qui n'est pas conforme à l'ordre habituel des mots. Un mot ou un groupe de mots a été déplacé.
Ex. : l'inversion du sujet dans la phrase. Le verlan joue également sur l'inversion (des syllabes).
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Message  mellemercier le Mer 26 Nov - 18:58


• Litote n. f. Figure de style qui consiste à dire peu pour suggérer beaucoup. Le verbe est en général à la forme négative. Fausse atténuation. Comme l'euphémisme, la litote peut servir l'ironie.
Ex: On fait une litote si on dit : «Ce joueur de tennis n'est pas très doué» (pour dire : « il est franchement nul ! »)La litote la plus célèbre est celle utilisée par Chimène dans Le Cid de Corneille lorsqu'elle dit à Rodrigue : « Va, je ne te hais point » (pour lui dire qu'en fin de compte, elle l'aime).

• Métaphore n. f. Figure de style qui rapproche un comparé et un comparant, sans comparatif (contrairement à une comparaison). On distingue deux sortes de métaphores : la métaphore annoncée et la métaphore directe.
Dans la métaphore annoncée, le comparé est présent :

La métaphore annoncée est assez proche de la comparaison ; mais contrairement à ce qu'on trouve dans une comparaison, l'outil de comparaison (« comme ») n'est pas exprimé explicitement)
Lorsque le comparé est absent et qu'il ne reste plus que le comparant, la métaphore peut se transformer en une sorte de devinette ou en énigme. On parle alors de métaphore directe :

• Métaphore filée n. f. Il s'agit d'une métaphore qui se prolonge, qui est développée (par ex. dans tout un paragraphe) et qui s'appuie le plus souvent sur des mots qui relèvent d'un même réseau lexical.

• Métonymie n. f. Elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique :
Ex: le contenant pour le contenu (Boire un verre) Le symbole pour la chose (Les lauriers, pour la gloire) L'écrivain pour son oeuvre (Lire un Zola)

• Mot-valise n. m. Néologisme formé par l'amalgame de deux autres mots existants.
L'invention de mots-valises permet un nombre illimité de combinaisons, ce qui ne peut manquer de séduire les écrivains et les passionnés de jeux sur le langage. Ex. : Un saucipain (= un hot-dog) Un primaturé (= singe né avant terme) Milichien (= chien policier)
• Néologisme n. m. Fait, pour un écrivain, d'inventer un mot. Emploi d'un mot nouveau. Ex: «O flots abracadabratesques / Prenez mon coeur qu'il soit sauvé » Rimbaud utilise ici un mot qu'il a inventé (abracadabratesques).

• Oxymore n. m. Figure de style qui consiste à placer l'un à côté de l'autre deux mots opposés (voir antonymes). Ce procédé crée un paradoxe, une image surprenante. Il s'agit d'ailleurs le plus souvent d'une métaphore. On l'appelle aussi parfois « alliance de mots » ou oxymoron. Il ne doit pas être confondu avec l'antithèse. On trouve des cas célèbres d'emploi de ce procédé :
« Cette obscure clarté » (Corneille, Le Cid ), un silence éloquent, un mort-vivant etc.
• Palindrome n. m. et adj. Énoncé qui peut être lu indifféremment de gauche à droite, ou de droite à gauche en conservant le même sens. Ex. : Élu par cette crapule. Ésope reste ici et se repose Tu l'as trop écrasé, César, ce Port-Salut.
NB : si on lit l'énoncé en commençant par la dernière lettre et en "remontant" vers la première, on obtiendra la même phrase que dans le sens normal (de gauche à droite).

• Parallélisme de construction n. m. Répétition d'une même structure syntaxique (voir syntaxe) autrement dit, utilisation, à plusieurs reprises, d'une même construction dans un énoncé. Ex. : Partir pour tout laisser / Quitter pour tout abandonner / Revenir pour tout recommencer. Dans ce cas précis, la construction qui se répète est: verbe à l'infinitif + "pour tout" + verbe à l'infinitif.
Paronomase n. f. Figure de style qui consiste à rapprocher, dans un énoncé, des paronymes. (On notera au passage que les paronymes sont rapprochés ici grâce au parallélisme de construction). Ex: qui vole un œuf, vole un bœuf. Les mots œuf et bœuf étant des paronymes, ce proverbe joue donc sur la paronomase.

Paronymes n. m. Mots qui se ressemblent sur le plan des sonorités, mais qui n'ont pas la même sens. Il faut donc éviter de les confondre, car ce ne sont pas des synonymes. Si la prononciation est exactement la même, alors on parle d'homonymes. Ex. : Conjoncture (situation) et conjecture (hypothèse). Accident et Incident etc.

• Personnification n. f. n Figure de style qui consiste à évoquer un objet, une idée ou une abstraction sous les traits d'un être humain. Ex. : L'habitude venait me prendre dans ses bras, comme un petit enfant. (Proust) (On notera que cette phrase comporte aussi une comparaison).

• Polyptote n. m. Répétition de plusieurs termes qui ont la même racine. On utilise pour cela la dérivation. Ex: « Oui, je la haïssais (...) je l'ai haï (...) Roi des rois, la seul excuse de ce surnom est qu'il justifie la haine de la haine » (J. Giraudoux, Électre, II, Cool

• Prétérition n. f. Figure de style consiste à parler de quelque chose en commençant par annoncer qu'on ne va pas en parler. Ex. : « Je n'ai pas besoin de vous redire l'importance de la ponctualité dans une entreprise et... »

• Prosopopée n. f. Figure de style qui consiste à imaginer le discours d'une personne morte ou absente, ou même d'une chose personnifiée (allégorie). Ex. : Écoutez à présent la voix de la Justice ! Si elle était devant vous, elle vous dirait : « Jugez en votre âme et conscience... » etc.

• Sens figuré n. m. Contrairement au sens propre, un mot est employé au sens figuré lorsqu'on passe d'une image concrète à des relations abstraites : Ne laissez jamais traîner un chèque en blanc (autrement dit, non rempli).

• Sens propre n. m. On dit d'un mot qu'il est employé dans son sens propre lorsqu'il est employé dans son sens premier, c'est-à-dire dans son sens le plus simple et le plus courant. Le sens propre, ou sens premier correspond souvent au sens étymologique (fourni par l'étymologie). Elle s'est mariée en blanc (autrement dit, habillée de blanc).

• Synecdoque n. f. C'est un cas particulier de métonymie : On prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout. Ex: le tout pour la partie; Metz a gagné la finale (pour « les joueurs de l'équipe de foot de Metz »). La partie pour le tout: Les voiles prennent le départ (pour « les bateaux à voiles »).

• Tautogramme n.m. Phrase ou vers composé de mots commençant tous par la même lettre: Triste, transi, tout terni, tout tremblant,
Sombre, songeant, sans sûre soutenance...

• Zeugma n. m. Figure de style qui consiste à lier par la syntaxe deux mots ou groupes de mots dont un seul se rapproche logiquement au verbe. Les deux mots liés syntaxiquement peuvent être incompatibles parce que l'un est abstrait et l'autre concret (« Un livre plein de charme et de dessins » ; « il a posé une question et son chapeau ») ou parce qu'ils font appel à des sens différents du verbe : « Retenez cette date et une place dans le train ». L'exemple le plus connu est donné par Victor Hugo : « Vêtu de probité candide et de lin blanc. »
Le zeugma peut créer un effet amusant, mais il peut aussi s'agir d'une faute grave, notamment à l'écrit. (on dit aussi "zeugme" ou attelage)
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Message  mellemercier le Mer 26 Nov - 19:00

les smileys au milieu, j'ignore d'où ils sortent! dsl bref, bon courage, au fait, je donne ceci aux 3° zussi, bref, ce ne sont que des révisions (pas de souci, elles sont pas TOUTES à savoir)
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